Stress et troubles digestifs : l’axe intestin-cerveau et la digestion
Une semaine de menus et recettes digestion légère
Abonnez-vous à mon infolettre et recevez immédiatement ces menus et recettes en cadeau.
Vous recevrez aussi mes conseils nutrition-santé exclusifs réservés à mes abonnés.
Vos données personnelles sont collectées, utilisées et traitées conformément à ma Politique de confidentialité.
Ces dernières années, la science a révélé que notre ventre et notre cerveau sont intimement liés. Ce lien, appelé axe intestin-cerveau, joue un rôle central dans la régulation de la digestion, des émotions, et même de certaines maladies chroniques.
Le stress, en particulier, peut profondément perturber cet équilibre et le bon fonctionnement du système digestif, et joue souvent un rôle dans les troubles digestifs.
L’axe intestin-cerveau désigne l’ensemble des connexions entre le système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière) et le système nerveux entérique, souvent surnommé « le deuxième cerveau ».
Le « deuxième cerveau » contrôle de manière autonome (ou semi-autonome) certaines fonctions corporelles vitales.
Il comprend 2 couches minces de plus de 100 millions de cellules nerveuses, qui tapissent le tube digestif de l’œsophage au rectum.
Le rôle du « deuxième cerveau » dans la digestion
Les rôles du système nerveux entérique ou « deuxième cerveau » sont, par exemple :
- contrôler la digestion, notamment la déglutition et la libération des enzymes qui aident à digérer les aliments.
- contrôler le flux sanguin, ce qui facilite l’absorption des nutriments et l’élimination.
- commander le péristaltisme, c’est-à-dire les contractions qui, en se propageant le long du tube digestif, permettent d’assurer le transit intestinal.
- contrôler la barrière intestinale, ce qui permet le passage de nutriments à travers l’intestin et empêche le passage des agents pathogènes ou toxiques.
Le système nerveux entérique ou « deuxième cerveau » est autonome sur le plan local, mais il interagit étroitement avec :
1) le système nerveux sympathique SNS (qui appartient au système nerveux autonome), qui freine la digestion en situation de stress,
2) le système nerveux parasympathique SNP (qui appartient aussi au système nerveux autonome), via le nerf vague, qui stimule la digestion en état de repos, donc la nuit,
3) et le système nerveux central, notamment l’hypothalamus, via l’axe intestin-cerveau.
Cette communication se fait par différents moyens : nerveuse, notamment via le nerf vague ; hormonale, par les sécrétions de l’intestin ; et immunitaire, via le microbiote (ou flore intestinale).
>> Le niveau de stress et l’équilibre du microbiote sont deux facteurs clés qui influencent le bon fonctionnement de la digestion via l’axe intestin-cerveau.
Nous avons donc les interactions suivantes : le cerveau influence le fonctionnement intestinal (via les hormones du stress, par exemple). L’intestin envoie en retour des signaux chimiques et nerveux qui influencent l’humeur, la douleur, ou encore la satiété.
Nous avons dit que bien que le système nerveux entérique interagisse avec les autres parties du système nerveux autonome, il fonctionne de façon indépendante des autres centres nerveux.
Cela veut dire par exemple que si l’on a du stress, le système nerveux entérique va réagir au moins en partie de manière indépendante par rapport au reste de notre système nerveux.
Suite à un stress, on pourra donc avoir des troubles digestifs, sans avoir forcément d’autres symptômes.
Comment nos « deux cerveaux » communiquent-ils quand on a des troubles digestifs fonctionnels intestinaux ?
Des études ont montré que lorsque le tube digestif est irrité, il envoie des signaux au système nerveux central, ce qui peut affecter notre moral et notre humeur. C’est ce qui peut se passer en cas de syndrome d’intestin irritable ou colopathie fonctionnelle, par exemple.
La communication au sein de notre « deuxième cerveau » est permise par une vingtaine de neurotransmetteurs, comme la sérotonine ou le glutamate.
Ces neurotransmetteurs sont produits par le système nerveux entérique, donc dans notre tube digestif ; en particulier, 90 % environ de la sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions et de notre humeur, y est produite.
Quel est le rôle du microbiote intestinal ?
Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes – bactéries, virus, parasites, champignons non pathogènes, dits commensaux – qui vivent dans un environnement spécifique.
Des recherches récentes ont suggéré que le microbiote intestinal prend part à la communication entre l’intestin et le cerveau, et est donc un acteur central de l’axe intestin-cerveau, en jouant le rôle de messager chimique et immunitaire entre l’intestin et le cerveau.
Le microbiote influence la communication intestin-cerveau : il produit des neurotransmetteurs (comme la sérotonine, le GABA, ou la dopamine), des acides gras à chaîne courte, et d’autres molécules qui modulent le système nerveux entérique et peuvent atteindre le cerveau via le sang, le nerf vague, ou via des réponses immunitaires.
Le système nerveux entérique (« deuxième cerveau ») est modulé par le microbiote : ce réseau nerveux intestinal interagit avec le microbiote, qui influence la motricité intestinale, les douleurs abdominales, et les réponses au stress.
Des études ont montré qu’un bon équilibre du microbiote intestinal peut notamment entraîner des améliorations dans les cas suivants :
– Fonction immunitaire : 70 à 80 % des cellules immunitaires résident dans la muqueuse intestinale. Le microbiote intestinal joue un rôle clé dans la maturation, la régulation et l’activation du système immunitaire.
– Fonction cérébrale : le microbiote peut influencer le cerveau via l’axe intestin-cerveau, mais ce lien est complexe. Des effets sont observés sur l’anxiété, la cognition, la mémoire (NB : surtout dans des études animales ou préliminaires chez l’humain).
– Syndrome de l’intestin irritable : des études montrent que le microbiote joue un rôle dans le SII, et que certaines interventions (certains probiotiques, régime pauvre en FODMAP bien mené et adapté) améliorent les symptômes.
– Obésité : la composition du microbiote est liée au métabolisme, au stockage des graisses, à l’inflammation de bas grade, etc. Certaines altérations sont associées à l’obésité, même si ce n’est qu’un facteur parmi d’autres.
Parmi les nombreux facteurs qui influencent la composition du microbiote intestinal, les plus importants sont le régime alimentaire et l’état nutritionnel.
En conclusion, pour une bonne santé digestive, l’alimentation reste le levier numéro un.
Je vous offre maintenant une semaine de menus et recettes digestion légère ; vous les recevrez par email en vous abonnant gratuitement à mon infolettre ci-dessous.
Une semaine de menus et recettes digestion légère
Abonnez-vous à mon infolettre et recevez immédiatement ces menus et recettes en cadeau.
Vous recevrez aussi mes conseils nutrition-santé exclusifs réservés à mes abonnés.
Vos données personnelles sont collectées, utilisées et traitées conformément à ma Politique de confidentialité.
