Syndrome du côlon irritable, syndrome de l’intestin irritable, colopathie fonctionnelle : symptômes, causes, alimentation, traitement naturel

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Je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous, dans laquelle je vais d’abord rappeler la définition de la colopathie fonctionnelle, aussi appelée syndrome du côlon irritable ou de l’intestin irritable (SCI / SII), ainsi que les principaux symptômes associés.

Nous verrons ensuite en détail quelles sont selon des recherches récentes les 5 causes les plus courantes de la colopathie fonctionnelle / SCI / SII. Vous pourrez constater que de nombreux symptômes sont associés à ces causes.

Ensuite je vous dirai que manger avec une colopathie fonctionnelle, et notamment les 5 principes à respecter pour une alimentation qui permettre d’aller vers la guérison ou du moins la forte réduction des symptômes.

Je reprends quelques unes de ces informations dans l’article, mais l’essentiel est dans la vidéo !

§ 1

Définition et symptômes

Définition syndrome de l’intestin irritable (ou Colopathie Fonctionnelle) – Critère de Rome IV, 2016 :

« Un patient pourrait être atteint du syndrome de l’intestin irritable s’il connaît une douleur abdominale récurrente au moins une fois par semaine en moyenne depuis les trois derniers mois, et qu’elle est associée à au moins deux de ces critères :
– la défécation
– un changement dans la fréquence des selles
– un changement dans la forme (apparence) des selles »

*Critères satisfaits pendant les trois derniers mois avec l’apparition de symptômes au moins six mois avant le diagnostic.

§ 2

Les causes

Les 5 causes parmi les plus courantes du syndrome du côlon irritable ou colopathie fonctionnelle sont les suivantes. A noter qu’il existe d’autres causes.

1. Prolifération bactérienne intestinale (SIBO en anglais)

Il s’agit de la présence de bactéries dans l’intestin grêle, qui normalement se trouvent uniquement dans le colon.

Selon certaines études, 85% des personnes ayant une colopathie fonctionnelle diagnostiquée ont une prolifération bactérienne intestinale (SIBO) (1).

Symptômes les plus courants :

  • Ballonnements moins d’une heure après les repas
  • Diarrhée chronique ou constipation ou alternance constipation et diarrhée
  • Rots ou reflux après les repas
  • Gaz malodorants
  • Gargouillements d’estomac et inconfort ou crampes d’estomac

2. Dysbiose intestinale = flore intestinale déséquilibrée

Des études récentes ont montré que jusqu’à 73% des patients ayant une colopathie fonctionnelle avaient une dysbiose intestinale (2).

La dysbiose c’est, en simplifiant, un déséquilibre entre:
1) Les bactéries bénéfiques (lactobacterium, propionobacterium, bifidobacterium etc.)
2) La flore opportuniste (streptocoques, entérobactéries, levures, etc.) normalement limitée et contrôlée par les bactéries bénéfiques
3) Les bactéries de transit, ingérées (alimentation, environnement), normalement contrôlées par les bactéries bénéfiques.

3. Perméabilité intestinale

Les études récentes montrent le rôle pathogène de la perméabilité intestinale dans les maladies et troubles fonctionnels de l’intestin, tels que la colopathie fonctionnelle.(3)

Les cellules de la muqueuse de l’intestin grêle ont un rôle de barrière qui permet le passage des nutriments et le blocage des agents pathogènes, toxines et particules alimentaires non digérées.

Avec une perméabilité intestinale, agents pathogènes, toxines et particules alimentaires non digérées passent dans le sang, d’où une réponse immunitaire inflammatoire et des symptômes gastro-intestinaux.

4. Infections intestinales (de l’estomac à l’intestin)

– Bactéries pathogènes
– Champignons/Levures
– Parasites

Symptômes les plus courants :

  • Diarrhée, constipation
  • Gaz, ballonnements
  • Reflux, brulures d’estomac, indigestion
  • Echec de régimes alimentaires adaptés à une colopathie
  • Symptômes secondaires tels que fatigue, déséquilibres hormonaux, prise de poids, insomnies, anxiété, etc.

5. Des intolérances alimentaires

Des recherches récentes ont suggéré que les allergies et intolérances devraient être considérées comme une cause possible de la colopathie fonctionnelle.

En cas d’intolérances alimentaires, on va souvent avoir des symptômes semblables à ceux de la colopathie fonctionnelle : gaz, ballonnements, constipation, diarrhée, douleurs abdominales

On peut avoir des allergies (réponses immunitaires IgE) ou intolérances (réponse immunitaire IgG), et aussi des carences enzymatiques (d’où maldigestion et malabsorption).

Selon ma pratique, les aliments problématiques les plus courants sont:

  • les aliments contenant du gluten,
  • les produits laitiers (surtout pasteurisés),
  • les aliments transformés industriels
  • les graisses industrielles et/ou cuites 

§ 3

Syndrome du côlon irritable : alimentation, régimes

Les régimes les plus courants pour le syndrome du côlon irritable

Il existe différents régimes qui fonctionnent plutôt bien dans les cas de syndrome du côlon irritable. Ils ont été développés par des médecins ou autres professionnels du domaine de la santé.

Il est très important de bien comprendre que le régime qui va vous aider sera sûrement un peu différent de celui qui va aider une autre personne, même si la maladie est la même. Le régime doit donc toujours être adapté au cas par cas.

Prenons un exemple : Madame A. a un syndrome du côlon irritable récemment diagnostiqué et elle s’est aperçue qu’elle a une forte intolérante au lactose : elle va donc devoir éviter tous les produits laitiers, ainsi que le beurre et la crème. Elle devra veiller à un apport de calcium de source végétal correspondant à ses besoins bien que certains légumes devront être évités car non tolérés.

Madame B. a aussi un syndrome du côlon irritable récemment diagnostiqué, et elle ne mange pas de viande ni de volaille : elle va donc avoir un apport de protéines par un peu de légumineuses si elle les tolère, des œufs et des produits laitiers mais uniquement ceux qu’elle tolère. Les régimes vont donc reposer sur les mêmes principes, mais seront au final assez différents.

Les régimes du syndrome du côlon irritable visent tous à limiter les aliments transformés industriels et certains glucides. Pourquoi ? Parce que les glucides sont ce qui nourrit les infections et les bactéries en cas de prolifération bactérienne et les micro-organismes pathogènes de manière générale.

Malheureusement, de nombreux glucides sont présents dans des aliments sains comme les fruits et les légumes. C’est pourquoi il est préférable de n’utiliser ces régimes que pendant une courte période pendant que l’on traite par des traitements conventionnels et/ou naturels les causes du syndrome du côlon irritable.

Éléments communs aux différents régimes

  • Limitation des glucides
  • Viande, volaille, poisson – non transformés
  • Graisses animales, huiles d’olive ou de coco, huiles végétales pressées à froid
  • Maintien des fruits et légumes dans l’alimentation autant que possible
  • Régime à tenir sur des durées les plus courtes possibles

A noter qu’il est préférable d’éviter les régimes trop restreints en glucides ou même totalement dépourvus de glucides. Chez des personnes ayant des troubles intestinaux, ces régimes peuvent entraîner des problèmes d’hormones et/ou de thyroïde. On aura alors des symptômes comme de la fatigue, une prise de poids, des problèmes de peau cheveux ongles, etc.

1. Le régime RGS (Régime Glucides Spécifiques)

Ce régime est au départ le SCD = Specific Carbohydrate Diet. Il a été créé dans les années 1950 et aménagé par Elaine Gottschall.

Il peut être utilisé pour le syndrome de l’intestin irritable, en général quand on a une prolifération bactérienne modérée.

Il peut être utilisé selon le cas pour la rectocolite hémorragique ou colite ulcéreuse, et pour la maladie de Crohn. Il peut être intéressant pour la maladie cœliaque, du moins au départ (l’éviction du gluten est indispensable mais bien souvent insuffisante pour venir à bout des symptômes de cette maladie, comme je l’explique ici.)

Le principe du régime RGS repose sur l’exclusion des céréales, des sucres, des amidons et de tous les aliments transformés industriels, qui nourrissent les micro-organismes pathogènes et contribuent à l’inflammation de la paroi intestinale.

C’est le régime que j’utilise le plus souvent pour les troubles digestifs, sur des durées courtes en début d’accompagnement.

Il permet souvent d’obtenir rapidement de bons résultats et une amélioration des symptômes. On l’adapte ensuite petit à petit, avec l’objectif de revenir à une alimentation variée et quasiment sans exclusions (sauf en cas d’intolérances alimentaires bien sûr).

Aliments inclus

  • Viande, volaille, poisson, œufs – non transformés
  • La plupart des fruits et des légumes sauf ceux riches en amidon
  • Fruits oléagineux (noix, amandes, etc.)
  • Certains produits laitiers
  • Certaines légumineuses
  • Herbes, épices
  • Graisses animales, huile d’olive, huile de coco
  • Miel

Aliments exclus

  • Tous les aliments transformés industriels
  • Toutes les céréales
  • Les viandes transformés (charcuterie, saucisses, etc.)
  • Fruits et légumes en conserve
  • Légumes riches en amidon
  • La plupart des produits laitiers
  • La plupart des légumineuses
  • Tous les sucres sauf le miel

2. Le régime pauvre en FODMAP (Fermentescibles Oligosaccharides Disaccharides Monosaccharides And Polyols)

Le régime pauvre en FODMAP a été développé par des chercheurs de l’Université Monash en Australie. Le principe de ce régime est la limitation de certains sucres (glucides à chaîne courte), appelés FODMAPS – Oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles. Ces sucres peuvent être mal absorbés dans l’intestin grêle et fermentés par des bactéries, ce qui entraine une production de gaz et des ballonnements.

Un régime pauvre en FODMAP est adapté au syndrome du côlon irritable dans la mesure où il est idéal pour corriger une dysbiose ou une prolifération bactérienne modérée (pour ceux qui tolèrent les céréales, l’amidon, les fibres et le saccharose). Il peut être bien aussi comme régime transitoire après des régimes plus restrictifs une fois que les tolérances alimentaires ont augmenté.

Les aliments à éviter avec un régime pauvre en FODMAP sont les fruits à haute teneur en fructose, le miel et les sucres contenant du fructose, le lactose présent dans les produits laitiers, les polyols comme le mannitol et le sorbitol présents dans certains fruits, légumes et édulcorants, les fructanes contenus dans les céréales à gluten, les galacto-oligosaccharides (GOS) présents dans certaines légumineuses et certains légumes comme l’oignon et l’ail.

Parce que ce régime est centré sur certains glucides contenus dans les aliments plutôt que sur des groupes d’aliments entiers, il peut être difficile de s’y retrouver. A la complexité s’ajoute le fait que de nombreuses restrictions sont basées sur la quantité d’aliment consommée, plutôt que sur un simple « feu vert » ou « feu rouge » pour un aliment. Une liste d’aliments autorisés est généralement nécessaire.

Les aliments inclus dans le régime sont les viandes, volailles, poissons et œufs non transformés, les graisses animales et huiles végétales pressées à froid, certains fruits, certains légumes, certaines céréales, certains fruits oléagineux, certaines légumineuses, les produits laitiers à faible teneur en lactose, et les herbes et épices naturelles.

3. Le régime entéropsychologique ou GAPS

Le régime GAPS (Gut and Psychology Syndrome) a été mis au point par la Dr Natasha Campbell-McBride et repose en grande partie sur le régime RGS, avec quelques modifications, pour les personnes souffrant de problèmes intestinaux et neurologiques.

Il peut être utilisé pour des personnes qui ont des problèmes intestinaux qui coexistent avec des troubles de l’humeur et/ou des troubles neurologiques tels que l’autisme, le TDAH, la dépression, l’anxiété, la schizophrénie.

Les types d’aliments à éviter avec ce régime sont similaires à ceux du RGS, à savoir les aliments transformés industriels y compris les viandes transformées et les produits laitiers, les céréales, les légumes riches en amidon, les sucres et tous les aliments contenant des sucres, la plupart des légumineuses, le lactose et l’alcool.

Les types d’aliments inclus dans le régime sont les viandes, volailles, poissons et œufs non transformés, la plupart des fruits et légumes non riches en amidon, les fruits oléagineux, quelques légumineuses, toutes les herbes et épices naturelles, le miel, les graisses animales et l’huile d’olive. Les boissons peuvent inclure de l’eau, des jus de fruits fraîchement pressés, des bouillons de viande, du thé et du café légers.

Adapter le régime aux intolérances et allergies alimentaires

Les sensibilités alimentaires peuvent être une cause ou un déclencheur des symptômes de la colopathie fonctionnelle, et elles doivent donc être prises en compte dans le régime choisi.

Un exemple de cela pourrait être une personne qui a une prolifération bactérienne modérée et suit un régime pauvre en FODMAP, mais son test d’intolérances alimentaires identifie une réaction aux protéines des œufs, de l’ananas et des amandes. Ces trois aliments devraient donc être évités pendant 3 à 6 mois environ, en fonction du niveau de réaction identifié lors du test.

§ 4

Syndrome de l’intestin irritable : traitement naturel

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